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Test RP Nya nya nya

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MyrcellaReine de Peyredragon
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MessageSujet: Test RP Nya nya nya  Mar 31 Mar - 15:37







Que la Beauté l'emporte !





Witchcraft (Remastered) by Frank Sinatra on Grooveshark



Sous les feux clignotant des lampadaires de Water Seven, une ombre longiligne aux hanches rebondies se muait, suivant les crépitements de la lumière. Elle avançait à un rythme régulier, devenant de plus en plus petite à chaque pas la rapprochant de la « luciole métallique ». Une paire d'escarpins noirs en velours faisait écho avec l'écoulement des égouts et les courants des canaux de la ville, les talons retentissant sur les pavés dans le silence fantomatique de la nuit. On pouvait  entrevoir de fines jambes élancées à travers l'échancrure d'une robe d'un noir charbonneux, faite en satin, qui moulait la silhouette en sablier de sa propriétaire. Cette dernière affichait une poitrine ample et rebondie, découverte pour l'occasion par le bustier de la tenue, qui mettrait aux abois n'importe quel individu encore doté d'un tant soit peu d'hormones. Longeant les canaux de la cité flottante, une opulente chevelure assortie à l'obscurité de la nuit se reflétait sur l'eau, un fin souffle de vent découvrant le portrait aguicheur d'une femme qui avait tout pour elle. Sa pâleur de peau ressortait de prime avec le rouge de ses lèvres et l'intensité de son regard d'améthyste, un sourire à la fois attendrissant et diabolique s'était dessiné sur son visage, avant qu'elle ne disparaisse dans le fracas d'une porte battante.

Des pas résonnèrent sur les planches de bois abîmées de la taverne à l'intérieur de laquelle venait de pénétrer la mystérieuse créature, rapidement étouffés par les rires tonitruants des marins et des manchots qui fréquentaient le modeste établissement. Traversant la pièce sans se soucier des regards lubriques qui se jetaient sur elle, la jeune femme prit place sur un tabouret qui faisait face à l'imposant buffet en bois et commanda un scotch. Une fois le verre en main, elle le fit légèrement tournoyer et le présenta à la lumière, afin d'en admirer la robe et humer ses arômes. Tantôt floraux, fruités, épicés, salés, tourbés ou résineux, puis elle finit par en boire une gorgée. Elle laissa l'alcool mariner sur sa langue et le fit promener dans sa bouche. L'alcool s'évaporait et les premières notes de goût apparaissaient. Elle avala cette première gorgée et elle ne put relever que l'entêtement et le boisé de ce scotch. Sa conclusion était unanime : ce whisky était de piètre qualité et c'était le genre de vase qu'on le reversait aux marins en tout genre, désireux de goûter aux fins plaisirs de la terre ferme. La jeune femme soupira et un garçon vint se placer à ses côtés, lui proposant un verre en échange de son prénom. Elle le scruta quelques secondes, il était plutôt beau garçon et malgré son âge avancé, elle n'était pas contre l'idée de se faire offrir un second verre.


« Un prénom n'est qu'une série de lettres, je pourrai vous demander la taille de vos bijoux de famille que nous n'en serions pas plus avancé. À quoi bon s'informer sur de si futiles détails, si vous voulez le connaître allons donc, mais me renseigner sur les prénoms de mes amants ne m'a jamais aidé à les comprendre. Je m'appelle Giuletta et comme vous le voyez, je bois un verre de scotch que l'on a dû fermenter dans du jus de chaussette. Offrez-moi un verre de vin et je vous laisserai quelques gouttes parsemées sur ma langue. »


Sa main sur le genou de ce partenaire d'un soir, sa voix suave et son regard enjôleur eurent raison des faibles réticences que pouvaient éprouver ce garçon. Le temps passait sans qu'elle ne s'en rende compte, ils rirent ensemble et prirent quelques coupes de vin rouge : l'alcool ou le charme de la demoiselle, voire peut-être les deux, donnaient des rougeurs au garçon qui n'avait plus l'air de contrôler ses sens et ses paroles. Le regard pantois, légèrement incliné vers la poitrine généreuse de son interlocutrice, et les yeux pâles, cet homme semblait littéralement sous le charme de Giuletta. Cette dernière, plutôt amusée de la situation, ne pouvait s'empêcher de ricaner après chacune des avances de son tendre et généreux acolyte, qui ne lésinait d'ailleurs pas sur le vin. Des pas lourds frappèrent le sol et secouèrent les tables, puis le fracas d'une porte vint capter l'attention de toute l'auberge et laissa entrevoir la silhouette d'une femme poisson, sûrement de type baleine si l'on devait se fier à sa corpulence. Cette dernière s'avança en direction de la sulfureuse jeune femme et imposa le silence au sein du pittoresque établissement. Elle vint poser ses mains bruyamment contre le bar et empêcha de cette manière sa rivale -si l'on pouvait parler de rivalité- de prendre la fuite. La cantatrice avait l'habitude des femmes jalouses, mais en général, elles n'excédaient pas les soixante-dix kilogrammes et là, elle se trouvait face à une adversaire de poids, sans mauvais jeu de mots.


« Ici, il y a des règles et on n'aime pas deux choses ma grande. Les mauvais payeurs et les prostituées ! Et là, tu racoles mon mari, alors dégage ! On t'a pas appris les bonnes manières chez toi ? Si tu comprends pas ça, moi et mes serveuses, on va se charger de te les apprendre, mais ça risque de faire mal. »

Son haleine laissait s'échapper des relents de rhum et une alimentation très huileuse, c'était insupportable pour l'ex-idole qui ne pouvait qu'écouter les braillements de sa prison sur patte. Giuletta s'était accoutumée à l'art de la représentation, mais la situation n'était pas à son avantage et elle ne devait pas perdre la face, ce fut ainsi qu'une réplique sans ménagement fusa face aux accusations qui lui étaient portées. De plus, des femmes s'étaient levées à l'appel de la tavernière et elles ne semblaient pas lui prêter de bonnes intentions.

« Pour commencer, bonjour. Et un bienvenu n'aurait pas été de trop aussi. Mais bon passons, on va commencer par le commencement. Ton mari, je n'en veux pas, lui n'a pas l'air de te vouloir non plus mais comme il a une ardoise vierge chez toi et qu'il s'agit d'un sacré poivrot, je comprends que tu aies des attraits et puis bien saoul, tu ne dois pas être si mal dans le noir. Dans tous les cas, je te le laisse et je vais m'en aller de ce très modeste établissement dont l'accueil laisse à désirer. »


L'énorme gérante ne lui laissa guère le temps de se mouvoir. Rouge de fureur, elle l'agrippa et l'envoya valser dans un coin de l'établissement, entraînant avec elle quelques tabourets dans sa folle projection. Décoiffée, un sein débordant de son bustier et ses chaussures éparpillées, sans compter les douleurs internes qui languissaient le corps de la jeune femme, elle regarda la foule de spectateurs, puis jouant de ses quelques talents d'actrice et des pouvoirs du Mero Mero No Mi, elle fit mine de rougir et envoûta hommes et femmes sans distinction. Assise parmi les débris, elle s'empressa de croiser ses mains et de pétrifier toutes ses victimes à l'aide de son Zéphir de la Passion : seuls furent immunisés son adversaire éprise d'une colère aveuglante et son mari ivre mort sur le bar. Stupéfaite par un tel pouvoir, son opposante fut décontenancée et Giuletta en profita pour secouer ses cheveux et réajuster sa robe convenablement, puis se rechaussant, elle chargea un Pistol Kiss en direction de l'ogresse qui avait réduit sa prestance à néant. La cantatrice tira un premier coup qui se heurta sur la jambe gauche de la femme-baleine, la lésant davantage de sa capacité de se mouvoir. Enfin, c'était ce qu'elle espérait, mais son adversaire était robuste et chargea tel un taureau dans l'espoir d'écraser la pirate contre le mur. Elle brisa malencontreusement quelques personnes pétrifiées dans sa charge et finit par se prendre les jambes dans les débris. Esquivant avec agilité et  in extremis l'attaque qui lui était destinée, la jeune femme entendit retentir la tonitruante chute de sa partenaire. Elle en profita pour reprendre son souffle et convaincue de sa victoire, elle prit la décision de quitter l'auberge.

Hélas, son expérience en la matière était bien maigre et elle avait appris à ses dépens que c'était se méprendre que de tourner le dos à son adversaire. Un tabouret vint s'éclater sur son dos et la renverser en avant : elle avait osé abîmer la perfection qu'incarner le corps de la cantatrice. Se relevant péniblement et faisant face à cette horrible créature, elle chargea de nouveau des Pistol Kiss, mais à vrai dire, sa précision n'était pas encore tout à fait au point et ses tirs éclatèrent les bouteilles d'alcool étalées derrière le bar. Giuletta tenta alors une attaque qui lui était plus familière, son Parfume Femur, mais c'était une mauvaise idée que de s'attaquer de front à un monstre de cet acabit et elle fut attrapée en plein vol. S'en suivit ensuite sa propulsion par la fenêtre et des grognements de colère provenant de l'ogresse, sans oublier quelques couinements de douleur de la part de la jeune femme. Elle aurait pu s'enfuir, mais sa fierté avait été entachée et il était hors de question qu'elle s'en aille sans avoir la victoire désormais.  

Elle déposa un baiser sur ses doigts et étendit un énorme cœur : elle s'apprêtait à tirer des Slave Arrows, une technique qu'elle maîtrisait davantage et qui, elle l'espérait, lui permettrait de remporter la victoire. Décochant ses flèches, elle pétrifia une grande partie de la pièce et la jambe droite et le bras gauche de l'imposante gérante. La fatigue était pesante et Giuletta n'avait pas l'habitude de combattre dans de telles conditions, elle s'était surpassée en tentant de ne pas perdre la face. Passant par-dessus l'encastrement de la fenêtre, elle se dirigeait lentement vers le mari qui ne semblait pas bouleversé par le combat. Elle posa un regard vicieux sur la femme-baleine qui haletait, à bout de souffle, puis elle prit l'homme qu'elle avait précédemment dragué par le col et l'embrassa langoureusement, le réveillant subitement. Ses membres se transformèrent en pierre et elle le laissa ainsi, ne daignant même pas poser un regard de plus sur ce garçon qui l'avait amusé le temps de quelques heures. Prenant place sur un tabouret encore intact et posant ses bras sur la table derrière elle, exposant ainsi sa poitrine qui faisait ravage auprès de la gente masculine, Giuletta s'adressa une dernière fois à son opposante tout en reposant ses muscles endoloris.


« Les hommes nous prennent pour du bétail, rien d'autre que des outils à leur entière et totale satisfaction. Moi je couchais pour quelques bijoux et l'espoir d'une vie meilleure, toi tu le saoulais dans l'espoir qu'il te rentre dedans. Même si tu es moche, je t'aime bien dans le fond et je préfère partir en amie. De toute façon, tu mérites mieux qu'un pauvre type tel que lui, tu ne crois pas ? Allez viens là, je t'aiderai à te faire coquette si en échange tu m'offres quelques verres de ton meilleur cru. Tu ne seras jamais aussi belle que moi, il n'y a pas plus belle de toute façon, mais on devrait pouvoir te trouver un marin qui voit un peu flou ! »

Ce fut ainsi que, la beauté surpassant la force brute, Giuletta tendit une main amicale envers cette abominable femme-baleine et qu'elle lui rendit sa forme originelle. Discutant de ce qui n'allait pas dans son apparence, la cantatrice perdit patience et lui conseilla d'attendre un homme poisson qui chercherait une femme de son acabit. Quelques minutes passèrent pendant lesquelles les deux protagonistes apprirent à se connaître, elles auraient pu éviter un carnage si elles avaient pris la peine de discuter préalablement, mais la fureur jalouse des femmes était sans conteste indomptable. Observant l'horloge qui était encore miraculeusement accrochée à son pan de mur, elle put remarquer que l'aube n'allait pas tarder à se lever et qu'il valait mieux rentrer assez vite : la journée promettait d'être laborieuse. Nyctanthrope , Giuletta était une créature de la nuit, charmant les personnes qui lui seraient utiles pour gravir les marches jusqu'à la réussite, mais depuis qu'elle avait commencé son entraînement les nuits se faisaient de plus en plus en courtes et les journées de plus en plus longues. Sa vie rythmée par banquets et mondanités était finie et elle venait simplement d'en prendre conscience. Ainsi, la pirate ne s'attarda pas dans ce taudis et laissa la barmaid gérait le ménage, ce n'était qu'une modeste cliente qui s'était fait aborder par un pervers après tout.

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